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22-09-2026

17:23

Début des travaux du 20e forum du Groupe des directeurs de la formation des banques centrales francophones

AMI -- Les travaux de la 20e édition du forum du Groupe des directeurs de la formation des banques centrales francophones (GDFBCF) ont débuté ce mardi matin à Nouakchott. Organisée par la Banque centrale de Mauritanie, cette rencontre se tient sous le thème : « La formation, levier stratégique de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ».

La séance d’ouverture du forum, dont les travaux se poursuivront jusqu’au 24 septembre, a été présidée par le gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM), M. Mohamed Lemine Ould Dhehby.

La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de France en Mauritanie et de délégations de haut niveau — comprenant de hauts responsables et des spécialistes des ressources humaines et de la formation bancaire — représentant la Banque de France, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), la Banque de Madagascar, la Banque centrale de Tunisie ainsi que plusieurs autres banques centrales membres du groupe.

Ce forum annuel, accueilli pour la deuxième fois par la Mauritanie, constitue une plateforme majeure d’échange d’expériences et de meilleures pratiques en matière de ressources humaines et de formation bancaire.

Il permet également de débattre des questions liées à la gestion des compétences et à la planification prévisionnelle des emplois et des carrières au sein des banques centrales, dans un contexte marqué par les mutations numériques et professionnelles rapides que connaît le secteur financier.

Dans son allocution, le gouverneur de la BCM a souligné que la tenue de cette 20e édition témoigne de la pérennité du forum et reflète une conviction partagée : les institutions bancaires gagnent en force et en cohésion lorsqu’elles apprennent les unes des autres et partagent leurs expériences et leur savoir-faire.

Il a expliqué que les banques centrales opèrent aujourd’hui dans un environnement mondial marqué par une incertitude croissante et font face à des défis et des risques en augmentation — notamment les tensions géopolitiques, les mutations technologiques, l’évolution rapide des systèmes de paiement, les cybermenaces et les risques climatiques.

Cette situation exige d’elles des réponses plus rapides et une capacité d’adaptation constante, afin de garantir la stabilité des secteurs financier et monétaire.

Le gouverneur de la Banque centrale a souligné que la formation ne constitue plus simplement un moyen d’accompagner le changement, mais une condition essentielle pour y répondre et en anticiper les exigences.

Il a précisé que l’objectif ne se limite pas à la transmission de connaissances et au développement de compétences techniques, mais englobe également le renforcement des capacités d’analyse, l’ancrage de l’esprit critique et la préparation des talents à faire face aux emplois, aux défis et aux scénarios de demain.

M. Ould Dhehbi a ajouté que la francophonie bancaire représente un espace dynamique d’échange et de coopération institutionnelle continue, estimant que ce forum offre une opportunité précieuse de formuler des propositions pratiques et concrètes. Celles-ci visent à coordonner les efforts et à élaborer des programmes de formation stratégiques et durables, répondant aux aspirations et aux besoins des banques centrales membres.

En conclusion, il a exprimé l’espoir de voir les résultats et les conclusions de cette session contribuer à renforcer une solidarité et une coopération institutionnelle durables.

De son côté, Mme Aminetou Ali, directrice générale de la Stratégie, du Budget et des Ressources humaines à la BCM, a souligné que ce qui a débuté en 2004 sous la forme d’un pari entre directeurs de la formation de banques centrales francophones — visant à échanger expériences et pratiques — s’est transformé, après plus de deux décennies, en une réalité institutionnelle solide réunissant aujourd’hui les participants à Nouakchott pour la vingtième édition du forum. Elle a expliqué que la formation ne constitue plus une simple activité de soutien, mais un levier stratégique qui anticipe les besoins futurs, identifie les compétences requises et prépare des talents capables de répondre aux exigences de demain ainsi qu’aux besoins institutionnels avec efficacité et compétence.

Elle a ajouté que le regroupement de la stratégie, du budget, des ressources humaines et de la formation au sein d’une même direction générale à la Banque centrale de Mauritanie reflète une vision claire de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, car la stratégie de l’institution est indissociable des compétences de ses cadres.

Pour sa part, M. Anselme Imber, directeur de l’Institut bancaire et financier international et président du groupe des directeurs de la formation des banques centrales francophones, a affirmé que cette rencontre est d’ores et déjà un succès, avant même son lancement effectif, compte tenu du niveau de participation record et sans précédent : des représentants de 22 banques centrales, issues de 34 pays répartis sur trois continents, sont présents.

Il a précisé que le domaine des compétences et du développement humain ne relève pas d’une science exacte ou figée se limitant à des règles rigides ; il s’agit plutôt d’un processus dynamique qui évolue et s’enrichit continuellement grâce à l’ouverture de perspectives de communication permanente et à l’échange d’expériences et de visions variées entre les différentes institutions et les différents pays.



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