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Football : L’entraineur Ahmed Salem Ould Ahmédou dit Talla fait une comparaison entre le Cap-Vert et la Mauritanie - [Vidéo]
Ahmed Salem Ould Ahmédou dit Talla est un économiste et entraîneur de football mauritanien qui vit aux Etats-Unis.
Dans cette vidéo, le coach fait une comparaison très simple entre le Cap-Vert et la Mauritanie sur le plan du football mais aussi sur le plan du développement.
Il a pris en considération des dimensions socio-économiques sans oublier la fonction du temps qui permet d’évaluer les réalisations.
Il affirme par exemple que la Mauritanie a obtenu son indépendance en 1960 alors que le Cap-Vert l’a obtenu en 1975.
Il précise qu’il y’a quinze ans de différence entre les deux pays et que la population mauritanienne est de 3 millions d’habitants alors que le Cap-Vert fait 500 mille habitants. La Mauritanie a adhéré à la FIFA en 1963 et le Cap-Vert n’a adhéré à cette institution qu’en 1986.
L’année 2000 marque la première participation du cap Vert aux éliminatoires de la FIFA .Il a fallu attendre 2013, pour que la sélection des « Requins bleus » se qualifie en 1/4 finale de la Coupe d' Afrique alors que cette année, la Mauritanie est classé dernière en Afrique et en dehors de cette Compétition.
« Pourquoi cette situation catastrophique de notre football? », S’interroge l’entraîneur mauritanien qui vit aux Etats-Unis d’Amérique depuis dix ans.
Sur le plan du développement, Talla ne comprend pas pourquoi le Cap-Vert est classé #2 en Afrique en matière de transparence alors que la Mauritanie est # 33. Pour lui la transparence est un facteur fondamental et
Nous sommes encore très loin des capverdiens en matière de transparence.
Le coach Talla lance cette réflexion aux mauritaniens : « Pourquoi le succès est une réalité pour le cap Vert et pour nous c’est juste des discours quantitatifs a la télévision ? »
Selon Ahmed Salem Ould Ahmédou dit Talla, le problème de notre football n’est ni le manque des moyens ou du potentiel humain mais le manque d’une volonté sincère des hommes ayant en main son destin.
Djigo Souleymane