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Mauritanie - Liberia : La seule fausse note.
Le droit à l’information et la liberté de la presse des journalistes sont-ils encore bafoués en Mauritanie ? On est en droit de se poser la question après les faits qui se sont produits ce samedi 15 décembre 2012 au complexe du stade olympique de Nouakchott lors de la rencontre qui a opposée l’équipe nationale locale à celle du Liberia.
Bien qu’on parle de plus en plus d’instaurer le professionnalisme dans le football national, on a constaté que cet objectif fixé par le nouveau Président de la FFRIM risque de connaître bien des années de retard. Excès de zèle des organisateurs ou consignes de sécurité qui frisent le ridicule lorsque des journalistes sont confondus avec les supporters dans une bousculade indescriptible.
Les stadiers et la sécurité présidentielle ont humilié les journalistes malgré qu’ils aient exhibé leurs badges dûment élaborés par la FFRIM pour la circonstance.
Ce qui s’est passé ce samedi dernier au complexe du stade olympique, démontre, encore une fois, le manque d’égard et de considération à cette corporation qui a toujours œuvré à la promotion du sport roi. Au cours de la présentation des équipes, les journalistes se sont vu interdire l’accès à la main courante pour prendre des photos.
Pire encore, à la mi-temps, ils ont étés retenus dans la tribune de presse comme des prisonniers alors qu’ils allaient profiter de cette pause pour exercer leur devoir religieux. A chaque fois qu’une personnalité marque sa présence dans un évènement sportif, chacun veut se faire voir et/ou montrer qu’il fait son boulot. Le ridicule ne tue pas. Encore du respect pour les journalistes !
Djigo Souleymane