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01-10-2012

20:59

Gare Afrique : Groupe d’Action pour le Renouveau du Football en Afrique

Déclaration Relative au vote par la Caf de la loi Raouraoua aux Seychelles le 3 septembre 2012

La dernière Assemblée Générale Extraordinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) qui s’est tenue, aux Seychelles, le 3 septembre 2012 n’a pas fini de susciter la polémique relative aux prochaines élections à la présidence de la CAF qui auront lieu au Maroc en mars 2013.

La Grande famille du football africain a saisi l’occasion de cette retrouvaille pour régler de façon consensuelle les problèmes qui minent le développement et la promotion du football sur notre continent. Malheureusement, un (effet) mineur agité par certaines personnes en mal de publicité défraie la chronique et leurs auteurs n’arrêtent pas d’attaquer vertement et à tort le président de la Confédération Africaine de Football, le Dr Issa Hayatou.

Nous, membres du Groupe d’Action pour le Renouveau du Football en Afrique (GARF Afrique), avons pris la mesure du problème et le temps de bien analyser cette situation. C’est pourquoi nous en appelons à l’esprit de responsabilité et de discernement de tout un chacun de nous et surtout de toutes les fédérations d’Afrique.

Aux Seychelles, les présidents des fédérations des pays d’Afrique ont procédé à l’amendement de certains articles des statuts qui régissent le football africain dont ce que beaucoup de gens se plaisent à appeler aujourd’hui «la loi Raouraoua» du nom du président de la Fédération Algérienne de Football auteur de l’article. Cet article stipule que «Tout candidat aux élections à la présidence de la CAF, outre ses compétences nécessaires, devra être ou avoir été membre du Comité exécutif de la CAF

Votée par le congrès de la CAF avec quarante quatre (44) voix pour, six (06) contre, et un (01) abstention, cette loi frappe malheureusement tous les présidents des fédérations et les membres de leur comité exécutif. Pourquoi monsieur Jacques Anouma se fatigue-t-il alors à faire croire que le texte adopté est voté contre lui?

Bien au contraire, les présidents de fédérations ne devraient pas voter cette loi car elle limite leurs ambitions directes de devenir président de la CAF. Mais, ces derniers ont mis de côté leurs ambitions personnelles et égoïstes pour montrer qu’ils sont des personnalités de grandeur d’esprit, des gens qui travaillent pour le développement et la promotion du football africain.

Pour accéder à cette prestigieuse fonction, il faudrait désormais gravir les échelons en devenant d’abord membre du Comité Exécutif de l’Institution. C’est pourquoi au lendemain de l’Assemblée Générale, monsieur Jacques Anouma est sorti de sa réserve pour reconnaître à juste titre que cette loi ne le visait pas particulièrement car il serait membre du Comité Exécutif de la CAF.

Toutefois, il reconnaît avoir pris sur une chaîne de télévision, la tête de la contestation de «la loi Raouraoua» sur les conditions d’éligibilité à la présidence de la CAF. Mais, il a échoué lamentablement du fait que les présidents de fédération ont compris l’importance de sécuriser les acquis du football continental en adoptant à une majorité écrasante la loi qu’on appelle dorénavant «la loi Raouraoua».

En fait, «la loi Raouraoua» n’est pas une simple trouvaille de la Fédération Algérienne de Football. Dans bon nombre d’institutions dans le monde, pour accéder à la présidence, il faut avoir été membre du Conseil d’administration de ladite institution afin d’éviter que des instruis ne viennent chambouler le travail que des gens ont mis des années à construire. C’est dans l’esprit de conserver les acquis de la CAF pour les générations futures que cette loi a été adoptée à une majorité écrasante par les dignes représentants de nos différentes fédérations.

A l’UEFA, il est de tradition que pour devenir président de l’institution, il faut avoir été membre du Comité exécutif. De l’Italien Francky à l’actuel président français Michel Platini, en passant par Jacques Georges et le Suédois Lennart Johansson, tous ont fait le douloureux exercice de se faire élire membre du Comité exécutif avant d’accéder au perchoir. Ils ne sont pas devenus président du jour au lendemain.

Dans cette logique, ce n’est pas le Comité International Olympique qui déloge à la règle. De façon formelle, tout candidat à la présidence de l’institution doit avoir été membre du comité international olympique avant de rêver prétendre au perchoir.

Aux Etats-Unis par exemple, ne peut être candidat à la présidence de la République que les citoyens nés sur le sol américain. Barack Obama ne serait pas devenu président des Etats-Unis aussi brillant qu’il soit, s’il ne remplissait pas cette condition primordiale qui existait bien avant sa naissance. En terme clair, il n’y a pas de génération spontanée dans la vie.

Ce n’est donc pas une fantaisie que la CAF ait acceptée de se mettre sur la même voie. Désormais tous ceux qui aspirent à devenir président de la CAF doivent passer l’étape des primaires en réussissant à se faire élire tout au moins membre du Comité Exécutif en prouvant ainsi qu’ils veulent travailler pour le développement du football africain.

Tout comme le monde, les sociétés évoluent. Les lois et les Constitutions qui régissent le fonctionnement de nos institutions et de nos pays respectifs évoluent également. Ils subissent des modifications, des toilettages, des amendements pour s’adapter à la réalité du moment et du temps. Quoi de plus normal. Tout évolue, rien n’est figé auquel cas, les Constitutions de nos pays ne connaîtront jamais d’évolution pour apporter le bien-être aux populations.

Le 17 septembre 2012, le GARF Afrique a décidé de monter au créneau pour éviter que des malentendus ne viennent vicier l’atmosphère bon enfant qui a régné aux Seychelles démontrant aux yeux de la famille du football mondial que l’Afrique est un continent uni.

Au cours de cette réunion plusieurs questions ont été posées pour comprendre la situation. La plus importante des questions est la suivante: monsieur Jacques Anouma est-t-il membre du Comité Exécutif de la CAF au point de penser que cette loi est votée contre lui? La réponse est naturellement non!

Toute la famille du football sait que monsieur Jacques Anouma a été élu par deux fois membre du Comité exécutif de la FIFA. Mais jamais, il ne s’est fait élire par une Assemblée Générale quelconque comme membre élu du Comité Exécutif de la CAF. Monsieur Jacques Anouma siège au Comité Exécutif de la FIFA avec les privilèges que les textes lui confèrent. A la CAF, il est un membre honorifique qui ne bénéficie pas de droit de vote.

La preuve, il n’est président d’aucune commission technique de la CAF, une prérogative dévolue aux seuls membres du Comité Exécutif. Pourquoi ne s’est-il pas plaint pour réclamer de droit la présidence d’une commission pour servir le football africain? Monsieur Jacques Anouma n’est pas un membre comme les autres membres élus.

Halte à l’intoxication! Ce n’est pas donc la peine qu’il vienne perturber la quiétude de la famille du football africain qui, aux Seychelles, a mis des gardes fours pour sécuriser la maison commune à tous et empêcher que des aventuriers du football viennent remettre en cause un certain nombre d’acquis.




 


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