05-11-2013 18:57 - L’Institut Supérieur de la Jeunesse (ISJS) et après…
Le dernier conseil des Ministres du mois d’octobre 2013 a entériné la transformation du Centre National de Formation des Cadres de la Jeunesse et des Sports (CNFJS) en Institut Supérieur de la Jeunesse et des Sports (ISJS).
Une décision qui fait suite à un long cheminement depuis la réouverture du CFCJS en 2010 après 20 ans de fermeture. Le CNFJS qui a déjà fait sortir deux promotions de cadres de la jeunesse et des sports était une nécessité pour fournir à ce secteur très faible en ressources humaines une nouvelle génération prête à prendre la relève et surtout provoquer une nouvelle dynamique oubliée par des « anciens » fatigués d’être marginalisés et qui attendent leurs retraites paisiblement.
La nouvelle création, en somme logique, suscite déjà de nombreux appétits parmi les cadres du département.
Certains de ses nouveaux prétendants n’hésitent pas à faire valoir des diplômes obtenus par correspondance dont on connait dans notre pays la valeur et la teneur. Soit c’est de bonne guerre dans un pays où l’opportunisme est de rigueur.
Cependant, la priorité du combat pour tous ceux qui se soucient du nouveau statut du CNFJS doit être ailleurs parce qu’il s’agit d’abord de le déloger de l’’Ancienne Maison des Jeunes qui n’est pas le cadre adéquat pour un établissement sensé accueillir des élèves venant de tous les horizons.
C’est tout simplement une aberration de le penser parce que se serait ridicule dans un pays qui se respecte. L’Institut a besoin d’une structure qui dispose d’espaces de jeu, de lieu de restauration et hébergement, de terrains et du minimum pour permettre aux élèves d’évoluer dans un milieu qui va leur permettre d’être formés dans de bonnes conditions. L’Ancienne Maison des Jeunes, qui s’écroule de jour en jour, ne répond pas à ses besoins.
Pour le moment, le seul lieu valable dans le pays pour constituer un Institut Supérieur de la Jeunesse et des Sports semble être le Complexe du Stade Olympique, qui il faut le dire, est lui aussi saturé par le « trop » de compétitions.
A moins de construire rapidement une nouvelle structure, je vois très mal le pays accueillir des élèves venant des autres pays dans le cadre de l’Ancienne Maison des Jeunes. Ce sera tout simplement indigne d’un pays qui se respecte.
Donc messieurs, les cadres du département de la culture, de la jeunesse et des sports, au lieu de vous déchirer pour une « chaise » pas encore stable réfléchissaient à trouver un « abri » fiable pour votre Institut qui va vous permettre de continuer à exister à travers de nouvelles générations.
Mohamed Ould Feily dit Antar
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