17-07-2013 22:16 - Remous à l’Union Mauritanienne pour le Tir à la Cible traditionnelle
L’Union Mauritanienne pour le tir à la cible traditionnelle (UMTCT) traverse aujourd’hui de profondes dissensions et un climat de suspicion qui menacent de l’imploser, a-t-on appris mercredi auprès d’acteurs de cette institution.
En dépit donc du projet de décret portant organisation du Tir à la Cible Traditionnelle, pris en conseil des ministres le 13 juillet 2013, et visant « à réglementer la discipline du tir à la cible dans sa dimension d’activité culturelle, sportive et sociale », ses membres ne parlent plus le même langage.
Les sources contactées par mauriweb.info estiment que l’UMTCT serait actuellement usurpée par une « infime minorité de l’association sortante, en contradiction avec les règles et la législation en vigueur. Sur l’ensemble du bureau il n’y a guerre plus que le président sortant et une autre personne » ajoutent ces mêmes sources pour pointer le discrédit de l’Union.
En effet, ces acteurs indiquent que la majorité du bureau exécutif dont le mandat a expiré depuis le 4 janvier 2013 s’est retirée. Ils exigeraient aujourd’hui l’organisation d’une Assemble générale d’autant, expliquent-ils, que l’Etat vient de franchir un pas énorme en direction de ce sport traditionnel (décret).
«Le désaveu de cette pratique est d’ailleurs clair dans l’absence des équipes notoires de notre organisation à Atar où était organisée la dernière manifestation de l’Union» soutiennent encore ces membres.
Ces mêmes voix estiment que, par ailleurs, que le ministère de la Culture, de la jeunesse et des spots avait joué le jeu du pourrissement bloquant pour des raisons inavouables le renouvellement du bureau à travers la tenue d’une nouvelle assemblée générale. Ils soutiennent même qu’une commission avait été mise en place à cet effet mais qu’elle n’a jamais voulu avancer vers cette solution réglementaire et démocratique du vote.
Certains vont même, sans détour, jusqu’à pointer la gestion des munitions fournies par l’Armée à des sommes modiques (120 UM/ cartouche) qui seraient revendus (500 ouguiyas/cartouche) dans « une anarchie clientéliste» sans l’aval d’un bureau régulièrement constitué et avec l’usurpation totale du patrimoine à l’effigie de l’Union.
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