19-02-2013 09:54 - Infrastructures sportives et culturelles : Le mal vivre de la Jeunesse
L’état ou la qualité des infrastructures culturelles et sportives en Mauritanie, particulièrement à Nouakchott, laissent à désirer. Elles méritent réflexion. Un coup d’œil furtif à Nouakchott, à défaut d’un tour d’horizon national, donne à priori un aperçu peu reluisant de l’état de ces infrastructures.
Avec plus d’un million d’habitants, sur une population sensée en compter trois, la capitale mauritanienne est pauvre en installations culturelles pour le sport et les activités de jeune. Sur les neufs Moughataas de Nouakchott, une seulement dispose de terrains de football viables : Tevragh-Zeina (stade Olympique), et stade de la Capitale dit stade Cheikha Ould Boydiya.
Le terrai du Ksar, celui de sebkha et dans une moindre mesure celui de Teyarett et celui de Dar Naïm sont certes capables d’abriter des rencontres… informelles, mais laissés pour compte, ils sont en train de mourir résistants du seul fait des jeunes.
Deux terrains seulement peuvent être utilisés pour les compétitions internationales, comme l’athlétisme, le stade olympique et le stade de la capitale avec son gazon synthétique. Par contre, les autres disciplines, basket, hand-ball…ne disposent d’aucune salle. Ils se pratiquent sur les plateaux polyvalents des Maisons de jeunes, en désespoir de cause.
La jeunesse mauritanienne qui voit les pays de la sous-région crouler sous des équipements sportifs multiples, n’a que la télévision et la radio pour noyer son spleen. Comment s’adonner au sport si on ne trouve pas chez soi des centres de formation et des terrains adéquats ? Comment dans ces conditions produire de bons sportifs et cultiver un amour des sports ? Depuis notre accession à l’indépendance, il y a plus d’un demi siècle, le ministère des Sports existe seulement pour exister.
Il s’agit d’un département géré par des non sportifs, qui font tout pour combattre le sport et qui se sucrent sur le dos des sportifs. Aucune politique de revalorisation, aucun projet de rénovation, même pour voyager, les sportifs doivent se battre pour des miettes. L’éducation sportive a été assassinée, le centre de formation des maîtres d’éducation physique fermée et son personnel transformé en professeur d’IMCR ou mis au chômage technique. Pourtant, des budgets faramineux sont injectés chaque année. Pourquoi ? Et pour qui ?
Qu’en est-il des maisons de spectacles à Nouakchott ? Il y a quelques années, l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott avait été équipée et outillée en nouveaux sièges. Mais on en est resté là . La réfection n’a touché qu’une salle équipée de 666 chaises, don chinois. La nouvelle maison des jeunes de Nouakchott quant à elle, malgré ses 30 ans d’existence, n’a connu aucune amélioration.Son état est désastreux. Elle n’a ni scène, ni décors, ni rideaux, ni W.C. Elle sert de commerce. Chaque week-end, ses responsables la louent, pour des festivités de mariage. Et où va cet argent ?
JOB.
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