09-06-2013 01:14 - Palaye écope d’un an de privation des terrains
La commission Qualifications Règlements, Disciplines et Pénalités (CQRPD) de la FFRIM a finalement statué sur l’affaire Abdoulaye Silèye Guèye dit Palaye, coupable d’avoir infligé une baffe à l’arbitre Hamada Mohamed.
Le verdict est tombé, lundi 3 Juin, suite à la séance houleuse et controversée de la CQRPD. Comme il fallait s’y attendre, Abdoulaye Silèye Guèye est suspendu de toutes compétitions durant une année et écope d’une amende de 20 000 UM conformément à la disposition de l’article 187 du code disciplinaire issu des règlements généraux dans son alinéa 1 : « toute agression sans lésion corporelle à l’encontre d’un officiel de partie occasionne une suspension d’un an ferme etd’une amende de 20 000 UM ».
Le débat a été houleux durant l’examen du dossier et les avis des membres étaient partagés.
Il n’en demeure pas moins vrai que plusieurs voix se sont élevées pour condamner avec force énergie le « comportement répréhensible » et «intolérable d’un international qui fut joueur professionnel ». Les tenants de cette thèse font savoir avec fort argument que Palaye s’est rendu coupable d’ « un cumul d’infractions ».
Selon eux, «Après avoir proféré des insultes et injures au cours de la partie à l’endroit de la juge de ligne Kardiata, Palaye ira après son expulsion, agressé Hamada ». Très au fait du dossier et des dispositions réglementaires, ils ont invoqué aussi les « actes anti sportifs » à l’actif du Mourabitoune.
Abdoulaye Silèye Guèye a écopé trois cartons rouges au cours de la présente saison. Or, l’article 58 dispose que « tout joueur expulsé à trois reprises, au cours de la saison est suspendu automatiquement six mois d’office ».
La CQRPD a botté en touche cette disposition dans le cadre de circonstances atténuantes accordé à l’international. Pour les besoins de la sélection nationale, Il ne fallait, soulignent ces défenseurs, pas lui faire appliquer cette disposition qui allait alourdir son cas.
Pour étayer leur argumentaire, ils ont tiré des exemples dans le passé citant le cas de Sneidry suspendu deux ans avant d’être réhabilité après avoir frappé un joueur et celui de Ghaizthy Abdel Haye.
Toutefois, le comportement du Mourabitoune a été très mal apprécié par l’écrasante majorité des membres de la CQRPD. Selon les partisans de la sévérité et de la stricte application des textes, le statut d’international ne devrait constituer nullement un privilège pour des joueurs qui se rendent coupables d’actes d’indiscipline.
Ils se doivent, soutiennent certains membres de la CQRPD, de donner le bon exemple et non se signaler maladroitement ». Les partisans de cette thèse font savoir que le joueur « connu pour des propos aigre doux »ne devrait bénéficier d’aucune circonstance atténuante.
Ils y voient une certaine « Complaisance ». La politique du deux poids deux mesure ne devrait, disent-ils pas prévaloir. Mais cela, poursuivent –ils, résultent de la pression de certains fédéraux qui ont pesé dans la balance. Hamada Mohamed est aussi entré dans la danse. Il aurait minimisé le geste de Palaye qui ne serait pas une « baffe » mais tout juste « un petit horion ».
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