25-04-2013 23:28 - J’ai suivi Bayern-Barça dans un quartier périphérique de Nouakchott

J’ai suivi Bayern-Barça dans un quartier périphérique de Nouakchott

Je ne suis pas un féru du football, mais j’avais décidé de suivre la demi-finale entre le Barça de Lionel Messi et le Bayern Munich de Ribéry. Et puis, je voulais également que l’ambiance soit aussi celle d’un stade, pas celle d’une « chambre froide » où je serais assis, seul. C’est donc décidé, j’irai suivre le match dans un quartier populaire de Nouakchott, au 6ème exactement, pas loin du fameux Carrefour Yéro Sarr.

Une « maison Canal horizons », quelques férus de football rassemblés devant l’entrée, pronostiquant le résultat d’un match qui était réellement la finale avant l’heure… J’avais trouvé l’endroit idéal pour suivre ce match pas comme les autres. Avant même le coup d’envoi, le gérant de cette salle se frottait les mains, se disant que la journée sera bonne.

Dans l’une des chambre (il y en avait trois en plus du hall), j’ai pu compter quelque 50 personnes entassées les unes sur les autres. Cinquante personnes qui payent chacune 100 UM (0,3 centimes d’euro) et dans quatre salles : cela fait une jolie recette journalière.

Au début du match, les commentaires fusant de partout, les cris et les applaudissements et les insultes adressées au pauvre arbitre par les supporters du Bayern ont failli me pousser à quitter cette salle de quatre mètres sur cinq, moi qui supporte mal les cris des enfants à la maison. Mais je me suis finalement dit que c’était cela que j’étais venu chercher : l’ambiance survoltée de la chambre-stade.

Aux premières minutes du match, j’ai pu apprécier le déséquilibre entre les supporters du Bayern, plus nombreux, et ceux du Barça. Cela s’expliquait sans doute par la présence dans la salle d’un grand nombre de fans de l’autre club espagnol rival du Barça, le Real Madrid, et de sa vedette portugaise, Cristiano Ronaldo.

J’étais venu là non pas pour suivre le match en tant que tel mais pour vivre l’ambiance avec ceux qui sont réellement pro-Barça ou pro-Bayern. Voir et écouter ces empoignades entre supporters des quartiers périphériques de Nouakchott que même l’Allianz Arena de Munich où s’est déroulé le match aller ne connaîtra jamais. Les offensives bavaroises étaient saluées par des hourras qui ne cessaient que quand les catalans réussissaient à annihiler les velléités d’un Bayern qui savait parfaitement que tout se jouait sur ce match aller.

Pendant que les supporters des deux camps échangeaient encouragements et insultes (et oui, ça arrive dans une salle de spectacle-foot) quelqu’un a éteint par mégarde l’unique ampoule qui éclairait la petite salle, peu après le premier but du Bayern. Dans l’obscurité que ne brisait que légèrement la lumière de l’écran de télévision, quelqu’un cria : « Rallumez la lumière, il y a du tout dans cette salle, même les voleurs ! »

Alors, moi qui ne prêtais qu’une oreille amusée aux chaudes discussions sur les deux équipes, j’ai bien entendu cette phrase. J’ai alors dû forcer le passage pour sortir et retrouver l’air frais de la rue. Je n’avais pas envie de perdre mon smartphone, généreusement offert par RFI et Mondoblog lors de la formation à Dakar ! Une heure plus tard, alors que je roulais entre le Carrefour Nancy et la centrale thermique de Nouakchott, la radio me donna le score final de ce Bayern – Barça : 4 – 0 ! Pour dire vrai, ce résultat loin d’être une surprise pour moi…


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Commentaires (4)

  • sndioro (H) 26/04/2013 15:09 X

    J'aurai pu donner a cet auteur 20/20 s'il n'avait pas ecrit les deux derniers paragraphes. La conclusion est nulle donc 0/20

  • BLAKGEND (H) 26/04/2013 10:27 X

    Un bel article mais que des gens prompts à tirer sur tout ce qui bouge ont vite fait de balayer d'un revers de "plume". Soyez tolérants les mecs, ce monsieur n'a insulté personne, il a décrit une situation qu'il a vécue c'est tout.

    Vivement que la Mauritanie se développe pour que nos esprits le soient également.

  • thierno89 (H) 25/04/2013 23:55 X

    Cridem devrait filtrer ce genre de torchon, un bouffon qui raconte sa vie on s'en fout! Sans rancune

  • Le Pacificateur (H) 25/04/2013 23:47 X

    C'est un "article" à oublier vite ! Car ce que vous relatez ici n'est pas caractéristique aux Mauritaniens. Que vous soyez à Manille, Lagos, Caracas, Istanbul,... l'ambiance est quasi identique. Le ballon rond est un puissant magnétisme !

    Et puis cette phrase frise la frime :"J’ai alors dû forcer le passage pour sortir et retrouver l’air frais de la rue. Je n’avais pas envie de perdre mon smartphone, généreusement offert par RFI et Mondoblog lors de la formation à Dakar" !