20-12-2012 10:12 - Mammoet Salvage équipe gratuitement les bureaux du Marathon International de Nouadhibou.
Question : Bonjour M. Haidara, félicitation pour les équipements de votre bureau. Qu’avez-vous fait pour bénéficier de ce soutien ?
Réponse : Depuis la première édition du 27 / 11 / 2010 de notre marathon je cherchais à nous équiper. J’ai toujours utilisé la chambre à coucher de mon fils comme lieu de travail. J’avais fait appel à certains hommes d’affaires directement et à la CONFEJES à travers la tutelle (notre Ministère de la CJ et des Sports). Malheureusement ni les opérateurs et ni la CONFEJES n’ont accepté de donner une suite favorable.
Comme Mammoet Salvage était en fin de mission, je leur ai proposé de payer chez eux un petit nombre d’équipements comme bureau, chaises, ordinateur tout en leur demandant de nous faire un bon prix. Deux jours après je reçois un e-mail qui nous informe que nous recevrons gratuitement une partie des équipements demandés comme sponsor pour la quatrième édition prévue en 2013.
Q – : Ils sont gentils ?
R – : Oui Claude, très disponibles, très serviables et très gentils, vous savez Mammoet Salvage nous a soutenu en 2011 par une somme de 1 450 000UM et en 2012 par 950 000UM. Ils ont aussi financé sur mon intervention une association en juin 2012 d’une somme vers 600 000UM (1 500Euros). Vous ne pouvez pas vous imaginez le niveau de culture générale du Directeur M. JacoSluijmers (je dirai un professeur d’université). Il nous arrive de faire des échanges (discussions) philosophiques et littéraires qui font que son départ de Nouadhibou me marquera beaucoup, ainsi va la vie des humains : « des connaissances et après des séparations ».
Q – : Quelle est cette Association ?
R – : Je suis désolé, il est à Mammoet Salvage et à l’Association de le dire. Mon intervention s’explique par le fait que dans ma philosophie des choses de la vie il faut les 3 choses suivantes à toute personne qui se dit évoluée et qui se respecte :
1 – Savoir aider les autres dans le besoin,
2 – Savoir pardonner quel que soit le mal subit (tolérable ou pas ?),
3 – Savoir demander pardon dès que l’on constate sa faute.
Q – : Il parait que vous avez beaucoup et plusieurs fois pleuré ces 2 derniers mois et que vous êtes très sensible à ce que vous subissez.
R – : Sensible ou pas, je ne sais pas. Il m’arrive de pleurer pour me soulager et vivre une injustice à laquelle je ne réponds que par le 'silence'. Les 45 jours avant le 01 / 12 / 2012 (jour des courses du marathon) furent pour moi des moments particuliers, j’ai été beaucoup attaqué, beaucoup choses contre moi ont été faites pour que je laisse tomber l’organisation de la troisième édition.
Il y’a certains qui ont écrit contre moi. Il ne me restait que Wait and see, travailler et laisser au temps le temps de faire les choses. Je n’avais personne pour en parler, le dire à ma famille cela la déstabilisera ce qui peut aussi m’affaiblir. Dieu merci il y’a des femmes et des hommes de qualité à travers le pays qui ont fait un excellent travail moral à ma direction pendant ces pénibles moments (merci mesdames et messieurs).
Je ne peux que remercier Allah le tout puissant de me permettre de pouvoir noyer les attaques et oublier le mal tout en pleurant dans mon coin. Il y’a un ami qui travaille avec moi au marathon, il m’a laissé seul du simple fait que ceux qui sont contre moi lui avaient dit que le marathon est interdit et que mon arrestation est imminent. Cet ami sur qui je comptais beaucoup a entrepris deux voyages au moment j’avais beaucoup de lui.
Q – : Qui sont ces gens ? Qui est cet ami ?
R – : Ce n’est plus important pour moi car la troisième édition est bien consommée, j’ai déjà pardonné et je continue à tendre la main et y compris à l’ami qui s’est laissé manipuler par ceux qui voulaient m’atteindre par son canal.
Q – : Pourquoi depuis l’année passée à ce jour vous ne répondez pas aux rumeurs de l’illégalité du Marathon International de Nouadhibou.
R – : Ce n’est pas nécessaire, ceux qui le disent en général le font pour priver le Marathon International de Nouadhibou de sponsor. Je ne souhaite pas polémiquer de la légalité ou de l’illégalité du Marathon International de Nouadhibou.
Q – : Vous nous parlez souvent de la philosophie, de la relativité, de la thermodynamique, de l’entropie, vous invitez vos proches vers les grands textes généralement. Dans l’interview passée il nous a été donné de comprendre qu’en plus de vos 3 footings par semaine vous aimez avoir le temps de méditer sur les choses de la vie (http://www.cridem.org/C_Info.php?article=637325). Voulez-vous partager avec nous certaines réflexions qui vous ont marqué.
R – : Vous savez Nouredine alias Claude, je ne m’attendais pas à une pareille question, mais je ne peux pas refuser cette demande à Cridem du simple fait que nul n’a le monopole des idées et de la pensée. Vous le savez après la troisième édition j’étais terrassé par une grippe, je suis resté au lit 3 jours et Dieu merci j’ai eu une occasion de méditer.
Avant de vous citer certains points j’aimerai préciser que nous (les humains) sommes une créature à être à la fois 'nature' et à la fois 'culture' (nous sommes la seule espèce connue à avoir une civilisation).
Notre cerveau et notre corps sont si bien faits que nous sommes adaptables aux évolutions à travers les âges. Avec notre culture, notre système nerveux performant, nos plus de 7 000 langues et dialectes parlées nous avons connu ces derniers siècles des importants développements qui ont créé de nouveaux langages universels et développés comme les Mathématiques, la Logique Symbolique, le Code de l’Image, la Musique, l’Informatique et … .
Avec ces nouveaux langages, celui des mots (la parole) est dépassé et ne transporte plus les messages rapides et exacts, notre langage (la parole) avec celui des journaux et celui de la publicité sont devenus élémentaires et voici les trois points qui me hantent et avec joie j’aimerai recevoir de mes amis lecteurs des réactions s’il vous plait et merci :
1 – Nous sommes dans un monde où le savoir est la clef de tout développement et de réussite. Pour développer le savoir et nous faire évoluer, chacun doit avoir le droit de penser et de contester les dogmes sans être inquiété.
2 – Beaucoup de pays ont un grand déficit d’imagination et de compréhension élémentaire de la philosophie des choses de la vie. Loin de moi l’idée d’être pessimiste ou de me laisser emporter par la passion sur la raison mais l’indifférence par rapport à la misère, à l’injustice, à l’équilibre de l’environnement et au dictat de certains lobbies de la finance a mis beaucoup de pays dans des situations intolérables.
3 – Pour revenir chez nous, nous avons l’un des plus ''beaux, jeunes, et riches pays'' au monde où tout est à construire et à développer. La beauté de notre Grande Mauritanie est incomparable, elle n’est ni une métaphore et ni une analogie mais nous pouvons la considérer comme un concept concret où la ''vérité'' c’est la ''beauté''. La Mauritanie est faite de nous tous, de nos débats et de nos différences qui font notre plus grande richesse.
Nouredine alias Claude pour terminer cette ballade, il y’a quelques choses de très et très important qu’il faut reconnaitre à la République Islamique de Mauritanie, c’est celui d’avoir une liberté de s’exprimer, de manifester et rentrer chez à la maison sans être inquiéter, c’est une grande chance qu’il faut savoir exploiter. Nous ne réussirons jamais à profiter cette opportunité que quand le débat politique national s’éloigne de certains petits intérêts et se situe à un niveau où seule la 'Grande Mauritanie' doit gagner.
Q – : Avec les idées que vous ne cessez de véhiculer, pourquoi vous ne cherchez pas un parti où il vous sera possible de vous faire comprendre et d’avoir un groupe comme tu l’as bien réussi avec le marathon.
R – : Je ne suis pas encore prêt pour un parti politique avec mon ignorance et surtout ma philosophie des choses de la vie qui est souvent perçue autrement. Y’a-t-il un chef de parti qui souhaite ma présence avec mes défauts dans ses rangs. En plus un marathon c’est du sport d’endurance où il faut être capable ou pas.
Q – : Que souhaitez-vous ajouter ?
R – : J’aimerai un peu parler du mal : « le mal, on en fait l’expérience et on subit l’épreuve. Je ne cesserai jamais de demander à ceux qui aiment faire du mal s’ils sont à mesure de déterminer la limite (frontière) entre le mal tolérable et le mal intolérable. Et pour terminer, il est bon de savoir que la souffrance d’un innocent anéantit toute justification de l’utilisation du mal ».
Q – : C’est très fort et plein de sens ce que vous venez de dire, ce sera la conclusion et merci.
R – : Merci à Cridem le partenaire de notre marathon et à vous Claude.
