19-09-2012 20:44 - Imraguens de Nouadhibou : Un SOS pour sauver le club.
A la veille du démarrage du championnat de football de DI, la participation de l’équipe des Imraguens de Nouadhibou semble incertaine : « Jusqu’à présent nous n’avons pas encore payé les salaires de nos joueurs pour la saison passée et il nous est difficile d’envisager de prendre part à la saison à venir », déclare Salloum Fall, le Président du club, qui se démène pour trouver un sponsor.
Les Imraguens de Nouadhibou, qui ont accédé à la première division en 2010, se sont engagés comptant sur le soutien du Port Autonome de Nouadhibou auquel le Ministère de tutelle avait envoyé une lettre de recommandation. Malheureusement les choses ne se sont pas faites comme ils l’espéraient parce que le sponsor n’a pas répondu présent.
Malgré cela, les responsables du club, soucieux de voir le club le plus populaire de la capitale économique revivre, n’ont pas baissé les bras et ont sollicité d’autres sociétés de Nouadhibou comme la SMCP, la Délégation à la Surveillance Pêche, le Port Artisanal.
Il faut dire que le club qui a été créé dans les années 1986 a un aspect important parce qu’il regroupe les enfants des pêcheurs, ceux des dockers et forme un ciment de l’unité nationale, chère au Président de la République de la République qui a donné des instructions pour le soutien de la promotion du sport.
D’autre part, il a toujours été le refuge pour les jeunes en déperdition qui y ont trouvé une famille et un moyen d’intégrer dans la vie active loin de la délinquance et autres maux qui gangrènent la jeunesse. Déjà dans les années 90, les premiers joueurs « semi-professionnels » ont réussi dans ce club auquel s’identifie toute la ville de Nouadhibou.
Malgré ce passé glorieux, le club se trouve aujourd’hui en difficulté parce que les sponsors n’ont pas répondu pour le soutenir. Les responsables du club, malgré leur bonne volonté, ne peuvent plus tenir la barque. A la fin de la saison passée, ils ont même failli jeter l’éponge mais la pression populaire suscité par le retour du club parmi l’élite les en a empêché : « On ne pouvait pas décevoir tous ses supporters qui venaient pour nous », indique Salloum Fall, qui a épuisé tous les recours. Avec un langage franc et direct aux joueurs, le club a terminé la saison en se classant 9ème et en sauvant sa place en DI.
D’un autre côté, il a réussi de brillants résultats au basket (coupe nationale des cadettes, phases finales de basket, garçons et filles). Ceci sans compter une grande présence dans les concours nationaux de Jeux de Boules.
Aujourd’hui après l’ouverture de la saison sportive et l’approche du démarrage du championnat
de football, tous ses efforts semblent être vains en l’absence d’un véritable sponsor qui
va permettre au club de continuer. La gestion d’un club de cette envergure exige d’énormes moyens financiers que les responsables du club, malgré leur bonne volonté, ne peuvent assurer.
C’est pourquoi, ils lancent un SOS pour sauver le club le plus capé de la capitale économique qui a tant apporté au football à Nouadhibou et à tout le pays.
C’est l’ensemble des fils de la ville de Nouadhibou, qui doivent contribuer à ce sauvetage, parce qu’il s’agit de leur propre honneur qui est en jeu avec la disparition du microcosme sportif des Imraguens de Nouadhibou.
Mohamed Feily dit Antar
