13-08-2012 18:48 - Droit de réponse au Dr Mohamed Mahmoud Ould Mah: Le dernier dictateur du «printemps sportif»
Dans une longue lettre adressée à notre journal et parue sur Cridem, Dr Mohamed Mahmoud Ould Mah, le Président du Comité National Olympique et Sportif Mauritanien ou le « Comité de Ould Mah », s’est livré à un droit de réponse avant l’heure.
Au fait, cacherait-il la réalité de la participation de notre pays aux Jeux Olympiques de Londres ou la manière dont fonctionne son « institution ; sinon qu’est ce qui expliquerait cet empressement pour le moins incompréhensible.
M.le Président comprenez que je n’avais pas besoin de la prestation de notre athlète dans l’une des séries de la course de 200 m aux JO de Londres 2012 pour me livrer à des attaques contre votre CNO. Celui-ci brille par son absence dans le paysage sportif mauritanien à cause de sa carence et son entrave à la bonne marche de notre sport.
Comme vous l’avez si bien expliqué en parlant de la Charte olympique nos deux athlètes étaient bien présents aux JO par la bénédiction de la participation universelle accordée à tous les pays du monde. Seulement de quelle préparation ces deux athlètes ont-ils bénéficié avant les Jeux ? Quelques jours à l’hôtel du stade olympique de Nouakchott pour Jiddou et pas plus.
Pourtant la solidarité olympique a bien envoyé une enveloppe financière de 100 000 dollars pour leur préparation. Elle est passée à la trappe tout comme la subvention annuelle du CIO et les montants destinés aux stages nationaux. Pourquoi aucune structure publique ou associative n’a un droit de regard sur le fonctionnement du CNO ?
Au fait, Monsieur le Président, votre CNO, c’est quoi ? Il s’agit d’une monarchie qui empêche le sport de progresser dans le pays et cela un ministre l’avait bien compris en son temps mais malheureusement la complaisance, le trafic d’influence et le réseau crapuleux dont vous bénéficier ont eu raison de son engagement. « C’est un vieux qui s’accroche à ce fauteuil et il faut le lui laisser », c’est toujours le même discours que l’on avance à ceux qui se présentent pour sauver ce comité.
Bref, nous n’allons pas revenir sur le passé parce que c’est le présent qui compte. Le PRESENT ce sont les Jeux Olympiques de Londres et la prestation des deux athlètes mauritaniens, Jidou Ould Khaye et Aicha Fall, qui ont fait ce qu’ils ont pu.
Au fait monsieur le Président vous n’avez même pas pris la peine de les voir courir parce que vous vous êtes empressé de partir en villégiature en France et au Maroc pour dépenser la subvention de la solidarité olympique et les ristournes de l’argent de la délégation. Ce comportement en lui seul résume votre présidence du CNO qui se limite à des voyages, des coups de gueules et du racisme pur.
Restons dans les Jeux Olympiques qui s’organisent tous les quatre ans et qui offrent l’opportunité aux sportifs de tous les pays de s’y préparer à travers le soutien de la Solidarité Olympique. Malheureusement chez nous le CNOSM chargé de la gestion de ces jeux n’en fait qu’à la tête de son président, un dictateur, qui n’accepte même pas de partager les informations encore moins autre chose et qui ne parle des jeux qu’à quelques semaines de l’événement afin de solliciter à l’Etat la prise en charge de la délégation à savoir les billets (qu’il prend dans une agence spéciale avec des prix doubles), les perdiems alors que tout est déjà pris en charge par la Solidarité Olympique.
Tout ce qui intéresse Dr Mohamed Mahmoud Ould Mah ce sont les affaires florissantes qu’il mène quelques semaines avant les Jeux et les avantages sur place qu’il tire de cet événement. Pour lui, les athlètes n’ont aucune espèce d’importance parce que même à la sélection les performances sont reléguées au second plan. D’ailleurs il n’hésite pas à composer lui-même sa propre délégation sans aucune objectivité.
Quant aux journées nationales olympiques célébrées chaque année et pour lesquelles il reçoit un financement important de la Solidarité Olympiques, elles constituent un simulacre mille fois répété et dont la connotation raciste a été dénoncée à maintes reprises. Cela fait partie du cirque entretenu par Ould Mah depuis 1996.
Comment un Président, qui normalement, doit superviser tout le sport dans notre pays, peut-il s’ériger en donneur de leçons quant lui-même ne partage pas les valeurs du sport ? Rappelons que Dr Ould Mah en sa qualité du président du CNOSM est également Président d’une fédération « cartable » de tir à la cible ce qui est incompatible.
D’autre part le Comité Olympique existe pour faire profiter les fédérations nationales de stages d’encadrement technique, de préparation des sportifs, etc. Or, Les rares stages organisés avec l’appui de la Solidarité Olympique, qui ressemblent plus à de l’animation, ne profitent qu’aux fédérations le plus souvent inactives qui « acceptent » le diktat du puissant président qui pour se maintenir à créer ses propres fédérations « olympiques ».
La dernière en date est la fédération des sports voiles. C’est malheureusement dans ces conditions lamentables que l’on prépare dans notre pays depuis 1996 la participation aux Jeux Olympique et aux autres réunions multisports. D’ailleurs dans le milieu des CNO le Président du CNOSM est loin d’être apprécié à cause de son manque d’ambition pour son pays. Jugez en vous-même parce que depuis 1996 aucun membre du CNOSM n’a figuré dans une commission du CIO, ni de l’ACNOA.
D’ailleurs la mauvaise foi du Président du CNOSM dépasse l’entendement parce qu’il n’a hésité à taxer le pays d’instabilité pour le CIO pour éviter que ces limiers ne viennent à Nouakchott.
Concernant ma participation aux Jeux Olympiques de Pékin et des conditions qui l’ont entouré il ne s’agit pas d’une faveur loin de là parce que vous connaissez bien les conditions du CIO qui exige une couverture pour les événements que vous organiser. D’ailleurs les remboursements que vous « gonflez » à chaque fois ne pouvait se faire sans les coupures de journaux avec le rapport.
D’autre part vous avez parlez des Australiens, « amis » de votre comité qui m’ont hébergé durant ces jeux. Dans ce volet vous avez oublié de dire qu’il s’agit de richissimes australiens que vous invité à chaque olympiade contre des sommes faramineuses et des cadeaux somptueux qui ne profitent qu’à votre personne.
Pour ma participation aux Jeux Olympiques de Londres 2012, j’ai certes été accrédité. Seulement c’est votre mauvaise foi qui m’a dégouté de ces jeux. Tout d’abord dans la première lettre adressée par votre CNO au Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, dans laquelle vous demandez la prise en charge (billets, perdiems, etc) pour la délégation vous avez omis « sciemment » de mentionner mon nom alors que c’était les mêmes conditions que pour les JO Pékin 2008.
Mis au courant une semaine plus tard, je vous ai trouvé dans votre bureau et vous avez reconnu votre erreur et vous avez-vous-même fait une autre lettre dans laquelle vous demander ma prise en charge au Ministre. Voilà pour les faits. C’est devant cette situation que j’avais décidé de ne pas aller à Londres et c’est pourquoi je vous ai demandé mon accréditation. D’autre part contrairement à vous, qui avez demandé et obtenu des perdiems de 150 euros par jour pour vous et 30 euros par jour pour les athlètes et les entraîneurs, je n’ai reçu aucun frais de séjour.
Concernant la lettre qui vous a été adressée par le secrétaire général du Ministère elle est la suite logique du soutien dont vous bénéficier du Ministère qui a voulu permettre au Comité de jouer pleinement son rôle. C’était une mauvaise approche parce que vous ne méritez que les bâtons dans la roues parce que constituant le véritable « frein » à la promotion du sport.
Quant à mon traitement au ministère de la culture, de la jeunesse et des sports, le chiffre manque de précision. Toutefois mon contrat a été fait dans les règles de l’art (appel à candidature et présentation de cv) loin du trafic de devises que vous faîtes à travers le CNO et je suis loin d’être un agent non permanent. C’est facile à vérifier parce que cela a été fait au grand jour loin de vos sombres combines que vous entretenez dans un certain secrétariat public de la place.
Dans votre droit de réponse maladroit vous tentez de défendre la Fédération Mauritanienne d’Athlétisme c’est bien mais permettez à ses membres d’exister au moins. D’un autre côté Konaté est le meilleur athlète mauritanien sur 200 mètres et cela personne ne peut le contester. Il est indiscipliné parce qu’il est venu vous voir pour réclamer ses droits ! C’est tout simplement ahurissant pour une personne de votre âge d’entretenir les mensonges.
Dans tous les cas aujourd’hui il est grand temps que la révolution sportive touche à votre « monarchie » héritée du régime Taya, qui non seulement est obsolète, mais lutte contre la promotion du sport dans le pays. Un président de comité olympique qui divise ne mérite pas d’être à la tête du sport mauritanien et c’est à cela que je continuerai à œuvrer pour la mise en place d’un Comité National Olympique fort et ouvert à tous.
Au moment où les changements interviennent de partout, il est grand temps que les sportifs se révoltent contre votre présence à la tête du Comité Olympique. Soyez certain que cela ne va pas tarder et vous pourrez très bientôt vous consacrez à votre fameux parti politique dont j’ai oublié le nom…
Sportivement
Mohamed Ould Feily dit Antar
