22-06-2012 20:06 - « Lever de la Suspension de la Mauritanie » : A qui profite l’amalgame ?
La FFRIM a publié le 29 mai dernier sur son site internet une correspondance destiné au Secrétaire Général de la FFRIM avec l’en tête de la CAF envoyée par la Direction de la Division des Compétitions au sein de la CAF évoquant une levée de suspension qui frappait notre pays pour la CAN 2015.
Selon le communiqué, cette correspondance fait suite à un recours de grâce confirmé par le Bureau Exécutif de la CAF lors de sa réunion tenue le 19 janvier 2012.
Dans les règles, une décision d’une aussi grande importance ne relève pas de la compétence d’un Directeur de Division (expéditeur de la lettre). Ceci est du ressort du Président ou du Secrétaire Général de la CAF (comme ce fut le cas de la levée de la sanction du Togo). Et les mêmes procédures se perpétuent. A la lecture de cette correspondance, de nombreuses questions subsistent et ne trouvent toujours pas de réponse ?
Un rappel des faits
A noter que les décisions de la participation ou le retrait d'une compétition internationale sont toujours prises en concertation avec le Ministère. Et cette sanction fait suite à notre retrait en septembre 2010 et à deux semaines du coup d’envoi des éliminatoires de la CAN 2012.
Le Bureau Fédéral de l’époque en concertation avec sa tutelle, avait argué une insuffisance de moyens techniques et financiers. Et les patrons de ballon rond de l’époque savaient aussi à l'avance que la sanction qui sera prise contre la Mauritanie serait immédiate suivant le Règlement de la CAN 2012.
Une sentence sans équivoque
Il est à préciser que toute équipe faisant l’objet d’un manquement s’expose de fait à une sanction expéditive. Selon la faute commise, toute mesure punitive est proportionnelle à la faute commise et la sanction figure dans les Règlements de la CAF.
La sentence est ainsi tombée fin octobre 2010 suivant le Règlement de cette compétition (voir encadré). D’ailleurs, toutes les publications à l’époque avaient relayées l’information (nous avons parcourus de nouveau tous les liens) et aucun n’avait franchi le seuil de 2013. Tous les articles avaient évoqué une suspension de notre pays, jusqu’à l’horizon 2013.
Comment subitement, la durée de cette sanction s’est-elle allongée, atteignant ainsi la CAN 2015? Mieux avec le passage de la Coupe d’Afrique des Nations des années paires aux années impaires qui a été approuvé par le Comité Exécutif de la CAF les 14 et 15 mai 2010 au Caire, notre pays se voyait seulement écarté de facto des 28èmes et 29èmes CAN, pas au delà .
En tous cas, cette lettre est en contradiction avec les dispositions de la CAF en matière de suspension et cette dernière ne peut pas se désavouer.
Des questions demeurent
- D’abord nous sommes tentés de savoir, s’il y a d’autres mesures coercitives d’accompagnement à cette sanction ?
- Ensuite, si l’ancienne fédération avait occulté une partie de cette sanction ?
- Enfin, est-il possible pour la nouvelle fédération de publier aussi la notification de suspension que nous avons écopée en octobre 2010 ?
Si cette dernière n'existe pas et c'est ma conviction, pour la simple raison que le règlement de la CAN 2012 est clair et sans ambigüité sur cette suspension qui est immédiate, pourquoi publier cette lettre et à ce moment précis ? Pourquoi alors, la durée de cette sanction a-t-elle été allongée, atteignant ainsi la CAN 2015?
Ou bien, est- ce que la nouvelle fédération joue et mise sur une carte qui ne dit pas son nom ?
Pour cela, le public sportif a besoin de savoir les tenants et aboutissements de cette affaire.
Encadre
Extraits des Règlements de la Coupe d’Afrique des Nations Orange
Gabon-Guinée Equatoriale 2012
Chapitre 28
Forfait, retrait, refus de jouer, remplacement
Article 50
Les équipes engagées sont tenues de jouer tous les matchs de la phase préliminaire. En cas de forfait, elles seront responsables des conséquences financières qui seront déterminés par la Commission d’Organisation.
Article 51
Toute fédération qui déclare forfait, après avoir été engagée, avant le début de la phase préliminaire, est passible d’une amende de cinq mille dollars US (5.000) en sus de la perte du droit d’engagement dû. Elle ne sera pas également à l’édition suivante de la CAN.
Hachim
